LES AFFRES ET BONHEURS DU SALON D’ART DE NICE

Pour tous ceux qui imaginent l’artiste peintre s’éclater tous les jours le pinceau à la main devant son chevalet. Et ben non ! C’est aussi un boulot où tout n’est pas toujours fun et glamour, mais aussi sueur, stress et prise de risque !

2015 ART3F Nice (1)Jeudi 14.00 – Transformée en camionnette, ma voiture fonce sur l’autoroute. Ceux qui ont lu mon livre s’exclameront : « Elle est rouge au moins ? ». Désolée, mais non. Finie la tradition de s’élancer vers son destin au volant d’un « bolide » rouge. Celle-ci, on m’en a fait cadeau (merci Papa), j’aurais eu mauvaise grâce à la refuser sous prétexte qu’elle était noire.

Je me sens plus calme depuis que j’ai pris la route. Cette dernière semaine, l’angoisse est montée, montée, montée. 20 ans de peinture ponctués de toutes sortes de salons et d’expo. en Italie… Tout ça pour se retrouver comme une débutante qui part jouer dans la cour des grands, le cœur battant à tout rompre. Parce que tout est une première fois :  en France, à Nice, à un Salon d’art, avec des toiles et pas des trompes l’œil. Et puis le dernier Salon auquel j’ai participé, c’était en … Oups ! Tant que ça?

Ardea, Jardins de la Landriana – Juin 2005

C’est un beau matin ensoleillé. Je me suis éloignée à quelque distance et, les pieds dans l’herbe déjà tiède, j’observe mon pavillon et les œuvres présentées, cherchant une explication à la tragique absence de visiteurs au Salon tout entier. J’en pleurerais de frustration. Quelle déception depuis deux jours ! Mais qu’est-ce que je fiche ici?

La réponse aveuglante me vient en un éclair! RIEN! Ce n’est pas plus compliqué. Depuis quelques mois, la vie me met sous les yeux des signaux de façon répétée, de plus en plus clairs… et je les comprends seulement aujourd’hui ! Jusqu’à présent, j’ai toujours déclaré : «La seule chose qui m’intéresse est de peindre pour les autres, de réaliser ce qu’ils désirent avoir chez eux. » Mais voilà que des images, des compositions même, fruit de mon inconscient ou de je-ne-sais-quoi se bousculent dans ma tête. Je sens une irrésistible impulsion à peindre enfin pour moi-même, à créer ce que MOI je veux voir.

En un instant je prends LA décision bouleversante : c’est le moment! Le moment de mettre de côté mon rôle de peintre décoratrice en trompe-l’œil, le moment de considérer mes propres désirs et émotions comme source d’inspiration, le moment de me jeter dans l’aventure… Le moment de devenir artiste peintre !

Deux croquis en particulier, gribouillés dans la marge d’un cahier au cours d’un séminaire, se présentent fréquemment à mon esprit depuis plusieurs mois, d’une manière si insistante que je ne peux plus ignorer leur requête. Je dois leur donner vie.

(Extrait de mon livre Guérie par mon second cancer – De peintre en trompe l’œil à peintre de l’âme.)

Et voilà!  Un autre cycle venait de commencer.

Je fais les choses seule depuis bien longtemps, mais brusquement je me sens toute fragile. Et si je perds mes clefs, mon portefeuille, ma tête ! Si je n’arrive pas à installer mon stand… Si j’ai oublié… Au secours ! Où sont passés mon audace et mon enthousiasme face aux aventures? C’est ça le début de la vieillesse?

Bon, mais je descend dans le Sud, vers ma région d’origine, le soleil brille, j’ai fait mon maximum. Il est temps de sortir de ma caverne. Mon âme me jette à nouveau sur les chemins ? Alors Alea jacta est !

Arrivée à Nice sans encombre. Hôtel trouvé, lieu de déchargement ce soir repéré, problème de parking réglé. Je peux diner en paix.

2015 ART3F Nice (5) 2015 ART3F Nice STAND (1) 2015 ART3F Nice STAND (2)20.30 – Halle de déchargement. Méli mélo de voitures et camions, coffres ouverts. Va et vient de chariots poussés, lourdement chargés. Je fais face à mon stand. Le long des parois s’alignent les cocons de papier bulle dans lesquels reposent les toiles. Au milieu s’est déversé un amas de matériel hétéroclite.

Mes jambes tremblent un peu. Par où commencer?

23.00 – Du chaos initial, un semblant d’ordre a surgi. Une paroi est même montée. Maintenant je sais où je vais. Demain ne me fait plus peur.

Vendredi 12.00 – Voilà, j’ai fini. déjeuner tranquille, luxe d’une sieste bien méritée. A 16.00, l’aventure commence.

Lundi après-midi – Autoroute en sens inverse. Conclusion de l’expérience?

J’ai adoré retrouver l’atmosphère des Salons, cet espoir que tout est possible, les contacts qui débouchent sur des ventes et puis des potentiels, plus tard. Celui-ci a été une formidable source de renseignements. De belles surprises aussi, quelques artistes que j’ai aimé (tout particulièrement certaines abstractions oniriques d’Emmanuelle Vroelant et la douceur des visages de femmes de Angelo Maggi ), des échanges chaleureux avec des admirateurs. Je me souviens de jeunes gens avec une profondeur de vue exceptionnelle !

Des rectifications à faire pour le prochain à Mulhouse par contre. C’est l’expérience qui rentre. Bref ! On continue !

 

 

RV MANDALA Octobre : Plantons nos racines !

L'Arbre de vie-Annick Augier-

L’Arbre de vie – © Annick Augier

Prochaine étape sous le signe de votre expansion par le Mandala:

MERCREDI 28 ou SAMEDI 31 OCTOBRE

Plantons nos racines !

(détails pratiques en fin d’article)

Le tableau qui illustre l’article est tiré d’une série appelée Valeurs d’entreprise… ou Valeurs humaines. Voici un extrait du texte qui l’accompagne :

L’Arbre de Vie symbolise le processus de création. L’Arbre de Vie inversé représente les lois de l’univers et la dimension sacrée de l’Etre. C’est dans le ciel que les Hommes puisent l’inspiration et c’est en bas qu’ils s’efforcent de la manifester. Ici l’homme est une plante céleste, ce qui signifie qu’il est identique à l’arbre inversé. Ses racines tendent vers le ciel et ses branches s’abaissent vers la terre pour en faire un être complet. […] (Virginie Cupillard) 

Et vous, où souhaitez-vous planter vos racines? Manifestez-le en suivant le Chemin du Mandala ! Je vous y attends. Continuer la lecture