« BLEU », UNE NOUVELLE SÉRIE EN CHANTIER

40 x 40 cm - Huile, acrylique et métallisation -Vendu

40 x 40 cm – Huile, acrylique et métallisation -Vendu

Cette nouvelle série, je l’ai démarrée, sans le savoir, en avril dernier par ce tableau destiné au centre de remise en forme Moulin de vies de Nelly Grosjean en Suisse. Il s’inspire d’un motif de « crop circle » ou agroglyphe, splendides formes géométriques que j’utilise régulièrement dans les ateliers Mandala.
Et depuis, pas moyen de peindre autre chose que du bleu! Finis les ocres rouges, terres brûlées et autres couleurs chaudes. Après quelques tableaux de transition avec du rouge et du bleu qui figuraient à mon exposition de février dernier Emergences, je ne cherche plus que le bleu glacé.
Si ce changement chromatique ressemble à un virage à 180°, ça reste quand même des portails et autres passages, d’un état à un autre. Pour l’instant, je n’analyse pas trop, l’oeuvre se construira au fur et à mesure.
Voici les deux derniers ! Les photos ne sont pas très bonnes, la métallisation de fond crée des reflets que je ne maîtrise pas bien… et ni la série, ni les tableaux n’ont encore de titre, à part la couleur bleue! Chantier en cours comme on dit.
Le triptyque démarré le weekend dernier explore apparemment plus le concept de faille que celui de matrice dont on voit la sortie. Cela dit, une faille amène toujours quelque part aussi. Donc, d’une certaine façon, c’est aussi un passage, vu dans l’autre sens.
Affaire à suivre.

Bleu 1 - 60 x 60 cm (huile, acrylique, métallisation) 980 euros

Bleu 1 – 60 x 60 cm (huile, acrylique, métallisation) 980 euros

Bleu 2 - 40 x 40 cm (huile, acrylique, métallisation) 450 euros

Bleu 2 – 40 x 40 cm (huile, acrylique, métallisation) 450 euros

 

Du souffle de Dieu au souffle de vie

Une histoire de tableau  ou comment une peinture préfigure l’écroulement de deux piliers affectifs.

Le souffle de Dieu - ©  Annick Augier - 93 x 153 cm -Huile, acrylique et métallisation sur toile - 3900 €  

Le souffle de Dieu – ©  Annick Augier – 93 x 153 cm -Huile, acrylique et métallisation sur toile – 3900 €

Quelquefois on sent bien qu’il y aurait des décisions à prendre, mais… c’est compliqué et le courage nous manque. Sauf que faire l’autruche n’a jamais rien résolu, bien au contraire.

Bien souvent la situation se détériore, on manque d’air et on passe à côté d’opportunités parce que l’on n’a pas su ouvrir la fenêtre. Ou alors, la vie se charge de nous ouvrir les yeux… brutalement.

Je ne voulais rien voir et je m’accrochais à ce qui n’existait déjà plus ? Paf ! J’ai pris la réalité en pleine figure et Dieu que ça fait mal.

« […] Début juin 2007, je mis le coup de pinceau final à une grande toile. Le souffle de Dieu est un tableau que je ne risque pas d’oublier pour deux raisons.
La première est qu’on ne dessine pas tous les jours sa vision de Dieu ! Alors que j’esquissais ce qui allait devenir son visage sur fond d’or, j’avais vécu une expérience mystique impressionnante. Les deux élèves arrivés peu de temps après s’étaient exclamés, à peine franchi le seuil de l’atelier : « Dis donc, qu’est-ce qui s’est passé ici ? On sent une énergie incroyable ! » Preuve que je n’avais pas rêvé. Ouf !
Quant à la seconde… Deux colonnes égyptiennes délimitaient l’espace au premier plan et une force incompréhensible m’avait poussée à les dessiner légèrement vacillantes, préfigurant une chute probable. C’était une nécessité, mais je ne comprenais pas pourquoi.
J’obtins la réponse mi-juin.[…]
.[…] Ma vie professionnelle se confirmait particulièrement excitante, fourmillant d’enseignements inédits et de nouvelles créations. Toute cette ébullition  constituait un alibi parfait pour faire l’autruche et me cacher la tête dans le sable. Dans mon entourage immédiat, deux situations pourrissaient en silence et je prenais bien soin de ne pas les voir..[…]
.[…] Marion quittait la maison, Salvo disparaissait de ma vie. Deux piliers sur lesquels mon univers reposait venaient de s’écrouler. »
Durs moments, je vous le garantis ! Pourtant le tableau me montrait la voie et me murmurait:
« Sous le souffle de Dieu, la créativité se transforme en voyage vers la sérénité. »
Alors je me suis relevée, j’ai repris mes pinceaux et j’ai continué ma route vers de nouveaux horizons avec une énergie renouvelée.

 

Reportage France 3 : Annick Augier, la peinture ésotérique comme thérapie

Belle expérience cette semaine avec la visite de la télévision dans mon atelier !

France 3 a réalisé un joli reportage sur mon travail, en prévision de ma prochaine exposition personnelle « EMERGENCES » à Grenoble. Retrouvez-en tous les détails ICI.

J’en profite pour vous rappelez que vous pouvez découvrir d’autres courtes vidéos  sur ma chaine Youtube Annick Augier Art .

Bulles de bonheur 2015 à l’atelier : petit bilan en images

Nous sommes tellement prompts à l’autocritique… Qui ne se reconnait pas dans cet univers impitoyable du jugement que l’on se porte à soi-même et de la pression qu’on se colle sur le dos tout seul me jette la première pierre !

Ce mois-ci, j’ai eu la surprise de tomber sur des articles de blogs d’artistes US qui proclamaient et détaillaient leurs succès de 2015, chiffres à l’appui. Business is business, on affiche tout. Pas très français, un peu de pudeur s’il vous plait. Pourtant, cela m’a donné envie de faire le même exercice, à ma sauce à moi. Après tout, on était encore en janvier.

Plutôt que de me focaliser sur ce qui n’avait pas marché autant que prévu, je me suis regardée bien en face et demandée : allez, de toi à moi, de quoi es-tu fière en 2015 ? Voilà le résultat !

1- L’atelier au Hangart :

La meilleure chose qui me soit arrivée depuis un bon moment. Une vitrine sur la rue, un chouette espace partagé avec une belle équipe de créatifs, un souffle nouveau en somme. Lire Le nouvel atelier prend vie, photos à l’appui

Annick Augier dans son atelier Le HangArt

  2- Le figuratif contrôlé s’estompe, vive le lâcher-prise !

Il y a encore du boulot. C’est un vrai cheminement.

Jetez donc un coup d’œil aux principales œuvres de 2015, série Renaissance,  ICI

3- Les coups de cœurs de mes clients !

Que ce soit des commandes ou des achats d’œuvres déjà réalisées, tout part d’un coup de cœur mutuel. Lire Une histoire de tableau et une histoire de cœur

En photo, une œuvre de commande pour le cabinet d’un magnétiseur sur Valence.

VENDU © Annick Augier "de l'inflammation à l'apaisement" 60x92 cm Technique mixte
VENDU © Annick Augier « de l’inflammation à l’apaisement » 60×92 cm Technique mixte

4- Le chemin du Mandala continue

Fidèles ou occasionnels, les participants font leur bonhomme de chemin…

14-11 Nouveau cycle  (2)

5- Présentation de mon livre à la librairie DECITRE Grenoble

Allez, mon heure de gloire! Cela ne m’arrivera pas tous les jours. C’était un évènement formidable. La vidéo qui a été tournée est toujours au montage. La version longue est prête, mais je m’arrache toujours les cheveux sur la courte. Passer de 40 à 3 mn ! Mission quasi impossible pour moi. Aller à l’essentiel n’a jamais été mon fort, hélas. Mais j’y arriverai!

Pour ceux qui ne savait pas que j’ai aussi écrit, résumé et photos  ICI au sujet de Guérie par mon second cancer- De peintre en trompe l’œil à peintre de l’âme

DECITRE Grenoble - Annick Augier - Nov.2015

DECITRE Grenoble – Annick Augier – Nov.2015

6- Retour sur les salons d’art

Pendant mes années italiennes, j’ai adoré participer à de nombreux salons, source de formidables rencontres qui ont jalonné ma progression. En France cette année, je suis sortie de ma « grotte » pour découvrir les salons d’art ART3F de Nice et de Mulhouse. Nouvelles expériences nécessaires pour nourrir la réflexion des objectifs de 2016.

A découvrir ou à relire Les affres et bonheurs d’un Salon d’art

© Annick Augier Aquarelle 13x8

© Annick Augier Aquarelle 13×8

CONCLUSION

Les lettres hébraïques sont un puissant outil pour aider à comprendre notre évolution. J’ai utilisé un test de kinésiologie émotionnelle pour savoir quelle était celle qui symbolisait l’année écoulée : Kaph ou « creuser le réceptacle pour accueillir la lumière ».

En voici ma représentation symbolique personnelle.

Et pour 2016 ? Tav ou ne pas avoir peur du renouvellement. Le sujet d’un prochain article peut-être.

Et vous, faites vous le bilan de l’année précédente? Sous quelle forme ?

Au commencement était le trompe l’œil

Au commencement était le trompe l’œil ? En fait non. Avant le commencement était le pochoir. Et pourquoi? Pour oublier.

©Annick Augier pochoir

1993- Premiers pochoirs !

[…] Rome – Un dimanche de novembre 1993
Je me suis levée à l’aube ! Je ne me suis pas habillée et n’ai même pas pris le temps de mettre les lentilles de contact. Non, je suis bien trop impatiente.
J’ai passé toute la semaine à créer des pochoirs d’un mètre de haut, réinterprétant les personnages du Livre de la Jungle de Walt Disney. Aujourd’hui est un grand jour ! Pour la première fois, je peins sur les murs ! J’ai choisi la salle de bains des petits pour faire mes premières armes. On ne sait jamais, je pourrais tout rater…
Si quelqu’un me voyait ! Lunettes sur le nez, pantoufles aux pieds et robe de chambre rose protégée par un tablier, en équilibre précaire, un pied sur la baignoire, l’autre sur l’échelle…
Le premier personnage est super simple, mais me sert à dépasser l’angoisse de la paroi toute blanche. Au fur et à mesure que je vais de l’avant, je me sens plus audacieuse, l’ambition me gagne. Il me faudra bien plus d’une journée pour compléter le projet, mais qu’est-ce que cela me plaît déjà !
Je me sens heureuse ! Pour la première fois depuis bien longtemps, j’ai la sensation d’être à ma juste place ! […]

Et oui ! C’était génial, toutes ces heures pendant lesquelles je ne pensais à rien ! Cette tristesse omniprésente qui d’habitude me submergeait sans trêve disparaissait pendant que je dessinais mon motif, taillais le pochoir, mélangeais les pigments et les appliquais sur le carton. A la poubelle l’antidépresseur ! Et voilà la réponse à une des questions les plus souvent posées à un artiste : »Qu’est-ce qui vous a amené à la peinture? »

« Quels sont les maîtres qui vous ont influencés ?  » en est une autre. C’est long une carrière d’artiste, jusqu’au dernier jour de sa vie pour la plupart. Si en plus on pratique la rupture de genre dont Picasso en est un exemple éblouissant (voir ma parution sur Facebook ici ), ça promet une belle diversité de réponses ! Bref! Tout ce préambule parce que, pour répondre à cette curiosité, j’ai envie de vous faire partager régulièrement les coups de cœur qui ont jalonné mon petit parcours personnel. Cet article inaugure en quelque sorte une nouvelle série de confidences: Inspiration.

Le pochoir n’avait qu’un but : m’amener à rencontrer mon grand maître à moi.  Voici le récit de ce coup de foudre :

©Annick Augier 230x110cm huile et acrylique

1995- Le travail de l’élève Annick 2,10 x 1,10m

[…] Les cours de faux marbre succédèrent au pochoir et je dénichai d’autres livres. L’un d’eux me laissa bouche bée devant ses fantastiques illustrations. Un véritable coup de foudre ! L’auteur, Yannick Guégan, semblait être un talentueux peintre décorateur français, puisqu’il avait été sacré Meilleur Ouvrier de France. Coup de chance, il donnait des cours ! Dans l’espoir qu’il propose des stages d’été de brève durée, je lui téléphonai, le cœur battant.
Notre conversation me transporta tellement que je décidai d’aller le voir en avril 1994 en Bretagne, à Quimiac, petit village sur la mer, bondé l’été et quasi vide l’hiver. Mon

Le travail du maître Y. Guégan

Le travail du maître Y. Guégan en cours (drapé non fini)

mari m’y accompagna. La matinée passée à discuter avec le maître et quelques élèves présents fila comme le vent et quand nous sortîmes de l’atelier, Philippe se tourna vers moi et me dit : « C’est exactement ce qu’il te faut ». J’étais d’accord.
La décision fut prise en un instant. Pas de stage d’été qui de toute manière n’existait pas. En revanche, une inscription à la prochaine formation professionnelle de peintre décorateur en trompe-l’œil, de janvier à juin 1995 : six mois d’immersion totale pour apprendre un métier dont je ne savais rien. En somme, du pur délire. […]

Fin du premier épisode : les coulisses d’une vocation sur le tard. J’avais quand même 36 ans ! Une grande aventure  venait de commencer, celle de peintre en décor et trompe l’œil, métier que je pratiquai à Rome pendant 18 ans.

Les citations sont tirées de mon livre Guérie par mon second cancer – De peintre en trompe l’œil à peintre de l’âme.

Prochainement : Raphaël ( à Rome, comment passer à côté! ), Alma Tadema, etc.