« BLEU », UNE NOUVELLE SÉRIE EN CHANTIER

40 x 40 cm - Huile, acrylique et métallisation -Vendu

40 x 40 cm – Huile, acrylique et métallisation -Vendu

Cette nouvelle série, je l’ai démarrée, sans le savoir, en avril dernier par ce tableau destiné au centre de remise en forme Moulin de vies de Nelly Grosjean en Suisse. Il s’inspire d’un motif de « crop circle » ou agroglyphe, splendides formes géométriques que j’utilise régulièrement dans les ateliers Mandala.
Et depuis, pas moyen de peindre autre chose que du bleu! Finis les ocres rouges, terres brûlées et autres couleurs chaudes. Après quelques tableaux de transition avec du rouge et du bleu qui figuraient à mon exposition de février dernier Emergences, je ne cherche plus que le bleu glacé.
Si ce changement chromatique ressemble à un virage à 180°, ça reste quand même des portails et autres passages, d’un état à un autre. Pour l’instant, je n’analyse pas trop, l’oeuvre se construira au fur et à mesure.
Voici les deux derniers ! Les photos ne sont pas très bonnes, la métallisation de fond crée des reflets que je ne maîtrise pas bien… et ni la série, ni les tableaux n’ont encore de titre, à part la couleur bleue! Chantier en cours comme on dit.
Le triptyque démarré le weekend dernier explore apparemment plus le concept de faille que celui de matrice dont on voit la sortie. Cela dit, une faille amène toujours quelque part aussi. Donc, d’une certaine façon, c’est aussi un passage, vu dans l’autre sens.
Affaire à suivre.

Bleu 1 - 60 x 60 cm (huile, acrylique, métallisation) 980 euros

Bleu 1 – 60 x 60 cm (huile, acrylique, métallisation) 980 euros

Bleu 2 - 40 x 40 cm (huile, acrylique, métallisation) 450 euros

Bleu 2 – 40 x 40 cm (huile, acrylique, métallisation) 450 euros

 

Histoire de tableaux: la puissance de l’arbre et du triangle

Si tu veux être un bon « marketer », nous dit-on, il est vivement conseillé de trouver ta « base-line » ou « slogan » (Dieu que le mot est vilain je trouve, mais faute de mieux…).
Moi j’oscille entre Peindre pour guérir et Peindre pour renaître.
En gros : comment symboliser sur la toile les étapes de guérison d’une personne pour que cet ancrage visuel fixe en elle ses progrès effectués. Et à chaque guérison, nous renaissons un peu plus forts, un peu plus sages ! YES !
Les oeuvres sur mesure Portrait d’âme et les ateliers Mandala offrent cette opportunité à qui veut bien tenter l’expérience.
Quant à mes clients qui « craquent » pour telle ou telle oeuvre… C’est tout sauf un hasard bien sûr.
Lisez ou relisez les histoires de :
Évidemment, je suis mon premier cobaye. Exemple :
Après avoir pris conscience, il y a deux mois, que je peignais depuis 22 ans des passages et des portails , j’ai fait une bien jolie découverte inattendue au détour du dernier atelier Mandala que j’ai réalisé en avant-première:
  • L’arbre de 1999 à aujourd’hui;
  • Le triangle en 2014 et maintenant;
  • Et ce que cela démontre du parcours effectué.

La suite en images à travers 4 oeuvres!


Tronc solitaire - ©  Annick Augier - 180 x 60 cm - Huile et feuilles de cuivre et d’or sur toile polyester collée sur bois - VENDU [...]

Tronc solitaire – © Annick Augier – 180 x 60 cm –
Huile et feuilles de cuivre et d’or sur toile polyester collée sur bois – VENDU […]

1999 – TRONC SOLITAIRE
[…] A cette époque, j’étais en proie à une profonde angoisse. Je me sentais dans l’incapacité de faire des choix différents pour améliorer les choses, prise au piège d’une totale dépendance dans tous les domaines de ma vie (ainsi me semblait-il en tout cas). Je ne savais plus ce que je voulais et ne voulais pas, coincée par mes incertitudes, paralysée par une prudence excessive… En fin de  compte, terrorisée par la peur de perdre, la peur de manquer.
Ce tronc doré, tortueux et nu, privé de feuilles, les racines détachées du sol, au cœur d’un paysage de désolation… Pendant des années, je l’ai considéré comme tourmenté, quasi mort, tel une vision de grande souffrance. Il exposait clairement mon tourment personnel. 
Je n’étais pas au top de ma forme, c’est le moins que l’on puisse dire. Si j’ajoute que quelques mois plus tard, au sortir d’une échographie, j’entendais :  » Tumeur… Surement pas bénigne… Si j’étais vous je prendrais tout de suite RV avec le chirurgien…  » , le tableau fait figure de vision prémonitoire.
Pas besoin d’en dire plus, vous devinez le reste.

 


L'Arbre de vie-Annick Augier-


L’Arbre de vie – © Annick Augier – 81 x 65 cm – Huile et acrylique sur toile – 1500 €

2014 – L’ARBRE DE VIE INVERSE

Extrait du catalogue de l’exposition Valeurs d’entreprise :
« L’Arbre de Vie inversé représente les lois de l’univers et la dimension sacrée de l’Être.
C’est dans le ciel que les Hommes puisent l’inspiration et c’est en bas qu’ils s’efforcent de la manifester.
L’Arbre de Vie symbolise le processus de création.
Ici l’homme est une plante céleste, ce qui signifie qu’il est identique à l’arbre inversé. Ses racines tendent vers le ciel et ses branches s’abaissent vers la terre pour en faire un être complet.

Le choix du cerisier ne doit rien au hasard. Au Japon il a toujours été symbole de jeunesse et de renouveau. La fleur symbolise la pureté, la beauté et le bonheur. Le fruit, symbole de la découverte et du sacrifice de soi représente la vocation guerrière du samouraï et le destin vers lequel le conduit sa voie.
Le samouraï tente, tout au long de son existence, de fonder sa conduite sur son code d’honneur. En servant pleinement, honorablement, il espère laisser une trace, la mémoire de son nom comme étant un modèle de bravoure, de fidélité, de loyauté :  » Un vrai samouraï consacre tout son temps au perfectionnement de lui-même. » (Jōchō Yamamoto).

Retour au processus d’individuation : l’histoire d’une vie, de notre mission à chacun » (Virginie Cupillard)

Nettement plus sympa ! En 15 ans, j’avais heureusement accompli un bout de chemin!

Portail 3 - ©  Annick Augier - 100 x 100 cm - Huile, acrylique et feuilles d’or et d'aluminium sur toile - 2500 €

Portail 3 – © Annick Augier – 100 x 100 cm – Huile, acrylique et feuilles d’or et d’aluminium sur toile – 2500 €

2012 – PORTAIL 3

De retour à Grenoble, après 30 ans d’absence dont 20 à l’étranger, il était temps de poser l’avion !
Les empreintes de pas rejoignent le ciel serein après avoir traversé 3 portails, laissé derrière soi un certain nombres d’objets symboliques et enfin atteint la plume d’or, à travers un triangle.
Vous avez dit TRIANGLE?  Symbole d’une grande richesse! Je retiens principalement :
  • la stabilité verticale
  • la Matière qui monte vers L’Esprit.
Vous avez dit PLUME ? Entre autres :
  • l’air
  • la légèreté
  • l’ascension

Je traduis tout ça par : retrouver de lastabilité et bâtirune vie émotionnellement, mentalement et physiquement libre. Beau programme ! Exaltant même !


 

La puissance de mes décisions ©  Annick Augier - 40 x 30 cm - Crayon aquarellable sur carton

La puissance de mes décisions © Annick Augier – 40 x 30 cm – Crayon aquarellable sur carton

2017 – ET ENFIN, L’ATELIER MANDALA

Pardon pour la photo pâlotte, mais impossible de faire mieux!
Pas une œuvre d’art, c’est sûr, mais son but était autre.
Je suis partie du tableau précédent, dont je n’ai gardé que le triangle. Le reste était d’un coup devenu totalement superflu.
  • le triangle/portail précédent s’est transmuté en pyramide ! Symbole ascensionnel et conscience de synthèse;
  • En émerge l’arbre de vie renversé précédent;
  • Au centre est gravé une baleine, allégorie de mort et résurrection. On pense à Pinocchio bien sûr, à Jonas aussi.
  • Pas discernable sur la photo, l »avion présent dans les Portails 1, 2 et 3 gît au sol, démonté et abandonné.  Visiblement mes voyages se feront désormais sur un autre plan.
En somme, je suis devenue ma propre pyramide. Au sein de cette nouvelle matrice, mon énergie se renforce, la source d’inspiration se fait plus spirituelle avant de se manifester dans le profane et je me prépare à une nouvelle naissance. Une de plus !


Du souffle de Dieu au souffle de vie

Une histoire de tableau  ou comment une peinture préfigure l’écroulement de deux piliers affectifs.

Le souffle de Dieu - ©  Annick Augier - 93 x 153 cm -Huile, acrylique et métallisation sur toile - 3900 €  

Le souffle de Dieu – ©  Annick Augier – 93 x 153 cm -Huile, acrylique et métallisation sur toile – 3900 €

Quelquefois on sent bien qu’il y aurait des décisions à prendre, mais… c’est compliqué et le courage nous manque. Sauf que faire l’autruche n’a jamais rien résolu, bien au contraire.

Bien souvent la situation se détériore, on manque d’air et on passe à côté d’opportunités parce que l’on n’a pas su ouvrir la fenêtre. Ou alors, la vie se charge de nous ouvrir les yeux… brutalement.

Je ne voulais rien voir et je m’accrochais à ce qui n’existait déjà plus ? Paf ! J’ai pris la réalité en pleine figure et Dieu que ça fait mal.

« […] Début juin 2007, je mis le coup de pinceau final à une grande toile. Le souffle de Dieu est un tableau que je ne risque pas d’oublier pour deux raisons.
La première est qu’on ne dessine pas tous les jours sa vision de Dieu ! Alors que j’esquissais ce qui allait devenir son visage sur fond d’or, j’avais vécu une expérience mystique impressionnante. Les deux élèves arrivés peu de temps après s’étaient exclamés, à peine franchi le seuil de l’atelier : « Dis donc, qu’est-ce qui s’est passé ici ? On sent une énergie incroyable ! » Preuve que je n’avais pas rêvé. Ouf !
Quant à la seconde… Deux colonnes égyptiennes délimitaient l’espace au premier plan et une force incompréhensible m’avait poussée à les dessiner légèrement vacillantes, préfigurant une chute probable. C’était une nécessité, mais je ne comprenais pas pourquoi.
J’obtins la réponse mi-juin.[…]
.[…] Ma vie professionnelle se confirmait particulièrement excitante, fourmillant d’enseignements inédits et de nouvelles créations. Toute cette ébullition  constituait un alibi parfait pour faire l’autruche et me cacher la tête dans le sable. Dans mon entourage immédiat, deux situations pourrissaient en silence et je prenais bien soin de ne pas les voir..[…]
.[…] Marion quittait la maison, Salvo disparaissait de ma vie. Deux piliers sur lesquels mon univers reposait venaient de s’écrouler. »
Durs moments, je vous le garantis ! Pourtant le tableau me montrait la voie et me murmurait:
« Sous le souffle de Dieu, la créativité se transforme en voyage vers la sérénité. »
Alors je me suis relevée, j’ai repris mes pinceaux et j’ai continué ma route vers de nouveaux horizons avec une énergie renouvelée.

 

Portail 1 vous parle

Portail 1 - ©  Annick Augier - 1 x 1 m -Huile et acrylique sur toile - 2500 €

Portail 1 – ©  Annick Augier – 1 x 1 m -Huile et acrylique sur toile – 2500 €

Observe cet avion. Il est petit, il s’est quasiment égaré dans la tempête. Modèle des premiers temps, il est même un peu lent, mais il va gaillardement.

Une minuscule dame le pilote. A son cou se devine une écharpe bien féminine, de couleur fuchsia. Elle/Je décide de la direction à prendre. Cap sur les mystères de la connaissance et de la création, à la recherche des blessures fondamentales qui m’empêchent de croire en moi et de trouver ma juste place. Pour ce faire, j’ai choisi d’utiliser l’avion, symbole antique de l’oiseau, c’est-à-dire l’élévation, la spiritualité, la sublimation des pulsions.

Éloignons-nous de quelques pas. L’élément dominant, un cercle approximatif de quatre types de marbres, est entouré du carré de la toile. Le carré reflète toujours une idée de stabilité et de fondation. Quant aux pierres dures, elles transmettent leur solidité, immobiles et pérennes. Elles sont toutes taillées et polies, bien que de façon encore imparfaite. Pour les francs-maçons, ce passage de la pierre brute à la pierre taillée matérialise le profond travail intérieur que réalise un novice pour passer de la dimension primitive à la dimension spirituelle.

Au cœur des marbres, se déploient les couleurs des six premiers chakras. Il manque le violet, c’est-à-dire le 7ème chakra, celui de la couronne, le moyen de connexion avec l’énergie divine. Ce n’est pas un hasard. Avec l’aide de l’avion, je vais justement à sa rencontre. Je veux me connecter à la Conscience supérieure pour mieux comprendre mon chemin personnel. Quant au noir, il représente mon acceptation de passer à autre chose, de laisser une réalité pour entrer dans une autre, inconnue.

Je revendique mon intention aux yeux du monde par mon nom, écrit sur une grande banderole tractée par l’avion. JE suis aux commandes et J’assume la responsabilité de mes choix.

Qu’ai-je choisi ? Le ciel le plus serein qu’il m’ait été donné de contempler : un espace sacré, privilégié, spirituel. Au centre de cet écrin, resplendit l’objectif final : Une île, mais pas seulement. Le Soi, la paix protégée, l’unité retrouvée. Je ne peux en détacher mes yeux, je sais qu’elle n’est accessible qu’à certaines conditions : le retour sur soi-même, l’intériorisation nécessaire à l’évolution personnelle, l’introspection fertile. Et si l’on joue le jeu, qu’y trouve-t-on ? Un palmier-dattier, la manne du naufragé, le symbole absolu de prospérité, de victoire et de gloire !

L’île promet le salut à qui s’est perdu, égaré dans l’océan de la vie…
Alors oui, cela vaut la peine de lutter pour laisser derrière soi les tempêtes de la maladie et l’obscurité de la dépression, parce que l’énergie divine est prête à nous guider vers des cieux meilleurs.

Cela vaut la peine de comprendre ses propres erreurs pour se lancer, avec une confiance absolue, vers la Lumière et ce qu’elle a à nous enseigner !

Portail 1, le tableau que je pensais ne JAMAIS vouloir vendre, a trouvé une nouvelle famille. Voilà, c’est fait.
Un chouette monsieur avec une belle âme a éprouvé un grand coup de coeur pour lui et j’ai senti qu’il était temps pour moi de le laisser aller.
Oh, je le montrais abondamment en photo, sur la couverture du livre et autres matériels de promotion, mais la vraie toile, je l’avais gardé précieusement chez moi toutes ces années. Et puis l’été dernier, je l’ai amenée à l’atelier, sans bien savoir pourquoi. Comme un début de sevrage, bien progressif.
Alors oui, j’ai eu un gros pincement au coeur dimanche en la laissant, heureusement contre-balancé par une grande joie. Parce que tous ceux que ce praticien, thérapeute et formateur en Shiatsu recevra dans son cabinet le verront et en profiteront.
Il est né en 2005 pour symboliser la première étape de ma guérison. La première oeuvre que j’ai vu en méditation et réalisée… pas pour un client, mais pour moi toute seule.
Apparemment, je n’en ai plus besoin. Il est juste qu’il aille vers d’autres.
Au lendemain de ma dernière exposition personnelle Emergences, j’ai passé un seuil, je poursuis ma route sur d’autres chemins.

UNE HISTOIRE DE TABLEAU : L’homme qui plonge dans la lumière

Bon, c’est la période des vœux. Alors, pour me plier à l’exercice, permettez-moi de le faire en images… accompagnées de mots.
Beaucoup de mots cette fois-ci. Les miens, à l’origine du tableau, mais surtout ceux de la toute nouvelle heureuse propriétaire de L’homme-qui-plonge-dans-la-lumière.
Pour moi, l’alliance de ce que je souhaite à nous tous chaque jour de notre existence : l’audace d’être nous-même et de croire en notre destin, la foi d’être guidés sur notre chemin de vie … et l’amour quelles qu’en soient ses manifestations .
"Prise de risque" ©  Annick Augier – 81 x 54 cm – Acrylique et Huile

« Prise de risque » © Annick Augier – 81 x 54 cm – Acrylique et Huile

Il est né comme ça, la tête en bas, accompagné d’un texte de Virginie Cupillard, co-auteur de « Femme et entrepreneur, c’est possible! » (Editions Pearson):
Il plonge sans peur celui qui sait lâcher prise et faire confiance à la vie !
Sans autre bagage que sa propre détermination et sa confiance en lui, il accepte de ne pas tout maîtriser, mais sait pouvoir compter sur ses ressources internes.
Jusqu’où ira t-il?
Cette prise de risque en a impressionné plus d’un. La chute semblait vertigineuse, à l’image sans doute de certains choix que j’avais fait dans ma vie, soutenue par une foi indéfectible en mon propre destin… et la peur au ventre quand même.
A sa création, une élève éprouve une telle fascination face à lui que je le lui loue 3 mois, pour une somme symbolique. Elle me le rend à regret, mais elle ne se sent pas prête, à investir dans son achat, à plonger aussi hardiment, etc.
Bien plus tard, un admirateur du tableau l’oriente instinctivement à l’horizontale… et paf! C’est une évidence : l’homme ne tombe plus, impuissant, le courage poussé à l’extrême. Non! Il plane vers la lumière, se jouant sans effort de la pesanteur, ayant trouvé ses propres ailes ! 
Prise de risque ©  Annick Augier – 81 x 54 cm – Acrylique et Huile
C’est une révolution ! Son auteur hésite beaucoup  pour finalement renoncer à l’acheter. Sur l’instant, je suis bien déçue, forcément.
Et pouf ! ….Un petit miracle ! Mi-décembre, un SMS me cueille à la descente de l’avion, de retour du Brésil après deux semaines de retraite spirituelle et de rencontre avec un très grand guérisseur spirituel. Notre ancienne élève me demande des nouvelles « de ce tableau avec l’homme-qui-plonge-dans-la-lumière « !
Il n’attendait qu’elle. Leur histoire d’amour vient de commencer. Trois ans après leur première rencontre !
Voici ce qu’elle m’a écrit:
[…] alors je me lance autrement : je m’ouvre sur le processus que m’ont fait vivre à la fois le tableau de « l’homme-qui-plonge-dans-la-lumière », mais aussi nos cours ensemble…. ET sur ce que m’inspirent tes tableaux magnifiques.
Je te partageais ma prise de conscience sur ce que fait en moi un tableau. Il doit attirer mon regard, comme m’aspirer.  A ce moment-là, il m’inspire, il parle de moi et le Dialogue commence entre moi et moi…
Instinctivement, je cherche un tableau qui m’interpelle, parce qu’il représente ce que j’aspire à être. J’y reconnais l’enjeu que la vie me présente.
J’ai été attirée par cet « homme-qui-plonge-dans-la-lumière »: il ose le « grand saut »! Exactement là où j’en suis aujourd’hui dans ma vie : «Vais-je oser sauter, prendre le risque de tomber ? Oui, mais le tableau me montre : il tombe dans la lumière! Vais-je croire à ce possible plus lumineux ? »
Alors ce tableau est un rappel, tous les jours sous mes yeux, que oui, c’est possible… et si je prends le temps de le contempler, je vais voir ce qui me retient encore…et trouver les pas à faire dans ma vie.
Donc ce tableau est un rappel du meilleur qui m’attend, si j’ose. C’est une source d’inspiration, de contemplation. C’est un résumé sous mes yeux de toute notre humanité.
Je suis toujours intéressée de savoir par quelles étapes est passé ce tableau. Ça parle des moments de doutes, de ratages, d’égratignures, que toi peintre, tu as dû traverser, et puis un geste fluide apparaît, libre, qui amène la Beauté, et tu me disais: « Le miracle a lieu ! ». Mais n’est-ce pas parce que tu as su accepter les erreurs et aimer suffisamment celle qui fait des ratures, qu’est apparu le Beau ?
C’est ça qui me touche dans un tableau. Outre la maîtrise indéniable de la technique, c’est combien d’étapes multiples se cachent derrière cet aboutissement « esthétique » que je lui trouve. Rater, recommencer, y croire, pas lâcher, faire confiance… et à un moment donné, le tableau va « s’éclairer » et prendre une toute nouvelle dimension.
Ce résumé d’humanité me rappelle à ma propre humanité, avec au départ celle qui se sent « pauvre-de-moi », puis celle qui se donne, authentique et sincère, et l’œuvre apparaît.

Merci pour ce tableau, qui est comme une « porte » vers mes propres images inspirées, comme un rappel à moi-même, alors que mon environnement est envahi par les écrans qui m’imposent des images que je n’ai pas choisies et qui ne m’inspirent que la peur, l’inquiétude ou la tristesse.
Voilà ce que m’inspirent tes tableaux. Vous êtes très peu d’artistes à susciter la Beauté… Ça fait peur, car après il faut l’assumer! Donc, oui, ces tableaux ne sont pas destinés à « n’importe qui »,  mais tu ne peux pas savoir d’où cette personne va venir, alors il faut exposer « mondialement » (et là, internet peut servir le Beau !).
Dernière chose : j’ai aimé que tu me prêtes « ta maîtrise de la technique », quand tu m’as donné des cours et permis de peindre mon « oiseau-qui-plonge », lui aussi! C’était tout à coup si facile, de jouer avec les textures, les couleurs et voir apparaître cet oiseau ! J’ai pris peur… je ne l’ai pas fini. C’était « trop beau pour être vrai », alors je l’ai laissé en plan…, n’acceptant pas le fait que j’avais trouvé les moyens de peindre (un vieux rêve) et de réaliser quelque chose de Beau.
Maintenant je suis prête
Christel B.

INVITATION EXPOSITION Projet Vénus du 15 au 22 novembre 2016

Je l’avoue, j’ai failli jeter l’éponge. J’avais relevé un défi. Et j’ai cru un moment ne pas y arriver.

LE DEFI

Le Centre d’art Spacejunk Grenoble accueille le Projet Vénus, projet caritatif innovant, mêlant l’art et la santé. Il propose d’offrir un regard artistique sur le corps humain, de le sublimer et de démystifier les tabous liés au cancer du sein. Des photos de femmes et quelques unes d’hommes (eux aussi touchés) au buste dénudé, imprimées sur toile, seront confiées aux bons soins d’artistes de tous bords.

Leur mission ? Les customiser à leur manière et en faire une oeuvre reflétant leur propre démarche et sensibilité. Elles feront l’objet d’une vente aux enchères au bénéfice de la prévention du cancer du sein.

Compte tenu de ma rencontre avec la maladie, l’exercice m’interpelle… et se révèle plus rude que je ne l’avais imaginé. Depuis toujours, je peins sur des fonds blancs ou métallisés, imperméables, et le corps humain n’est qu’accessoire dans mon parcours. Je me retrouve avec du gris, une toile qui « boit » , un nu… et rien pour faire des essais. Autrement dit, ça passe ou ça casse.

Après 3 mois d’observation, je ne sais toujours pas par quel bout prendre la toile. Je finis par me jeter à l’eau et là… Au secoooooours !

Pourtant j’ai accepté la mission… et je ne peux pas me résoudre à décevoir Géraldine, « mon » modèle. Elle a eu le courage de se prêter au jeu, je me dois d’être à la hauteur. Alors, on s’accroche et voici le résultat, en images et en mots !

Libération © Annick Augier 50 x 50 cm - Huile et acrylique sur photo © Jean-Pierre Angei imprimée sur toile  Prix estimé de l’œuvre 600 € - Prix plancher 400 €

Libération © Annick Augier
50 x 50 cm – Huile et acrylique sur photo © Jean-Pierre Angei imprimée sur toile
Prix estimé de l’œuvre 600 € – Prix plancher 400 €

Dans le silence, elle lutte. Une force intérieure indomptable désagrège la gangue de pierre dont elle était prisonnière. La chair libérée surgit, encore à vif, le sang prêt à rosir le reste du corps. La couleur est sur le point de vaincre le gris… Le monde se reforme, la vie revient.

En tout petit, sur l’épaule, j’ai tatoué la lettre hébraïque Hé, symbole du souffle, le souffle de la vie.

L’EXPOSITION ET LE VERNISSAGE
Toutes les œuvres sont exposées au Centre d’art Spacejunk Grenoble du mardi 15 au mardi 22 novembre ainsi que l’après-midi du 30 novembre à la mairie de Grenoble, avant la vente aux enchères.

2016-venus-affiche-petite-2

Vente aux enchères
Mercredi 30 novembre 19h00
Mairie de Grenoble

Murmures d’un tableau : La Pachamama

Quelquefois, un tableau vous murmure à l’oreille. Celui-ci date de 2006 et ce que j’ai entendu à l’époque m’a aidé à passer un cap bien difficile. Raison pour laquelle je l’avais jusque là gardé  » rien que mes yeux ». Mais c’est fini, je n’en ai plus besoin et je le présente en ce moment à l’exposition qui se tient à Allevard « Trace, Signe et Ecriture ».

"La Pachamama" © Annick Augier – 80x80cm mis en diagonale – 1800 € – Huile et acrylique sur toile

« La Pachamama » © Annick Augier – 80x80cm mis en diagonale – 1800 € – Huile et acrylique sur toile

Pachamama signifie Terre Mère en langue Quechua. Il s’agit d’une divinité vénérée par les Incas et d’autres populations habitant le plateau andin, les Aymaras et les Quechuas. Déesse de la terre, de l’agriculture et de la fertilité, elle est en train de donner naissance à un enfant. Ecoutons la voix du futur nouveau-né :

« Je me sens prêt. A quoi ? Ben, à naître  dans le monde que j’ai choisi. Un monde où je me permets de vivre et d’exprimer pleinement ma spontanéité, la joie et le plaisir de faire, avec tout l’enthousiasme et l’énergie dont je me sens capable.

J’ai confiance en moi, parce que Maman est sereine. Elle me laisse émerger sans hâte, en paix, à mon rythme. Comme ça, je me sens fort, fort et tranquille en même temps, accompagné de sa présence bienveillante et patiente.

Et puis je n’ai pas peur… C’est super ! Je sais que deux mains m’attendent, grandes, rassurantes, prêtes à m’accueillir, à prendre soin de moi, à me protéger. A l’extérieur, rien ne peut me faire du mal parce qu’on est pareil ! Constitué de la même matière !

L’Univers entier fait parti de moi et agit en syntonie avec moi. Nous sommes unis, totalement.

Ainsi, je me sens invincible ! « 

Bulles de bonheur 2015 à l’atelier : petit bilan en images

Nous sommes tellement prompts à l’autocritique… Qui ne se reconnait pas dans cet univers impitoyable du jugement que l’on se porte à soi-même et de la pression qu’on se colle sur le dos tout seul me jette la première pierre !

Ce mois-ci, j’ai eu la surprise de tomber sur des articles de blogs d’artistes US qui proclamaient et détaillaient leurs succès de 2015, chiffres à l’appui. Business is business, on affiche tout. Pas très français, un peu de pudeur s’il vous plait. Pourtant, cela m’a donné envie de faire le même exercice, à ma sauce à moi. Après tout, on était encore en janvier.

Plutôt que de me focaliser sur ce qui n’avait pas marché autant que prévu, je me suis regardée bien en face et demandée : allez, de toi à moi, de quoi es-tu fière en 2015 ? Voilà le résultat !

1- L’atelier au Hangart :

La meilleure chose qui me soit arrivée depuis un bon moment. Une vitrine sur la rue, un chouette espace partagé avec une belle équipe de créatifs, un souffle nouveau en somme. Lire Le nouvel atelier prend vie, photos à l’appui

Annick Augier dans son atelier Le HangArt

  2- Le figuratif contrôlé s’estompe, vive le lâcher-prise !

Il y a encore du boulot. C’est un vrai cheminement.

Jetez donc un coup d’œil aux principales œuvres de 2015, série Renaissance,  ICI

3- Les coups de cœurs de mes clients !

Que ce soit des commandes ou des achats d’œuvres déjà réalisées, tout part d’un coup de cœur mutuel. Lire Une histoire de tableau et une histoire de cœur

En photo, une œuvre de commande pour le cabinet d’un magnétiseur sur Valence.

VENDU © Annick Augier "de l'inflammation à l'apaisement" 60x92 cm Technique mixte
VENDU © Annick Augier « de l’inflammation à l’apaisement » 60×92 cm Technique mixte

4- Le chemin du Mandala continue

Fidèles ou occasionnels, les participants font leur bonhomme de chemin…

14-11 Nouveau cycle  (2)

5- Présentation de mon livre à la librairie DECITRE Grenoble

Allez, mon heure de gloire! Cela ne m’arrivera pas tous les jours. C’était un évènement formidable. La vidéo qui a été tournée est toujours au montage. La version longue est prête, mais je m’arrache toujours les cheveux sur la courte. Passer de 40 à 3 mn ! Mission quasi impossible pour moi. Aller à l’essentiel n’a jamais été mon fort, hélas. Mais j’y arriverai!

Pour ceux qui ne savait pas que j’ai aussi écrit, résumé et photos  ICI au sujet de Guérie par mon second cancer- De peintre en trompe l’œil à peintre de l’âme

DECITRE Grenoble - Annick Augier - Nov.2015

DECITRE Grenoble – Annick Augier – Nov.2015

6- Retour sur les salons d’art

Pendant mes années italiennes, j’ai adoré participer à de nombreux salons, source de formidables rencontres qui ont jalonné ma progression. En France cette année, je suis sortie de ma « grotte » pour découvrir les salons d’art ART3F de Nice et de Mulhouse. Nouvelles expériences nécessaires pour nourrir la réflexion des objectifs de 2016.

A découvrir ou à relire Les affres et bonheurs d’un Salon d’art

© Annick Augier Aquarelle 13x8

© Annick Augier Aquarelle 13×8

CONCLUSION

Les lettres hébraïques sont un puissant outil pour aider à comprendre notre évolution. J’ai utilisé un test de kinésiologie émotionnelle pour savoir quelle était celle qui symbolisait l’année écoulée : Kaph ou « creuser le réceptacle pour accueillir la lumière ».

En voici ma représentation symbolique personnelle.

Et pour 2016 ? Tav ou ne pas avoir peur du renouvellement. Le sujet d’un prochain article peut-être.

Et vous, faites vous le bilan de l’année précédente? Sous quelle forme ?

Un des plus émouvants témoignages jamais reçu !

©Annick Augier

(détail) On se retrouve à la rentrée !

Bon vent en image et très bon mois d’août !

Pour clore cette saison et annoncer la trêve estivale traditionnelle, j’ai choisi de faire très court. Juste l’essentiel… Le poids des mots. Ceux que S. m’a écrit après avoir lu un précédent article    Une histoire de tableau et une histoire de cœur.  

Son tableau… Notre histoire. Celle d’une rencontre au seuil de la mort. A ma demande, elle a accepté que je publie son témoignage et je l’en remercie. Voilà, je vous le confie :

Bonjour Annick,
Par quoi commencer ? Mes pensées, mes émotions ? Je vais faire simple.
La dernière fois que je vous ai vu, je me rappelle avoir prononcé ces mots : « Si un jour on m’avait dit que je m’offrirai une toile ?! » … Aujourd’hui je peux ajouter : « Si un jour on m’avait dit qu’une personne bienveillante et attentionnée allait écrire un petit bout de cette histoire de cœur entre une patiente, sa famille et son infirmière ! » Quelle belle surprise ! Si vous saviez comme cela me touche, moi qui suis toujours très discrète dans la vie sur ce que je fais dans mon travail. C’est ambigu, je ressens de l’humilité et de la fierté à la fois. Je n’ose pas répondre sur votre blog… Encore merci pour l’anonymat.

La toile est splendide, toujours aussi divine et tellement plus lumineuse. Qu’elle puisse me guider sur mon chemin et me ressourcer dans les moments de doute…
Ça y est, dans quelques jours j’aurai ma toile à moi… Bientôt elle prendra sa place dans ma maison… Dans mon cœur, elle l’était déjà.
Je vous embrasse
A très bientôt Annick
Je vous suis profondément reconnaissante… Un grand merci à votre maman (et à votre papa) pour vous avoir donné la vie.

Retournez voir ou découvrez le tableau et son histoire ici.

 

 

Au commencement était le trompe l’œil

Au commencement était le trompe l’œil ? En fait non. Avant le commencement était le pochoir. Et pourquoi? Pour oublier.

©Annick Augier pochoir

1993- Premiers pochoirs !

[…] Rome – Un dimanche de novembre 1993
Je me suis levée à l’aube ! Je ne me suis pas habillée et n’ai même pas pris le temps de mettre les lentilles de contact. Non, je suis bien trop impatiente.
J’ai passé toute la semaine à créer des pochoirs d’un mètre de haut, réinterprétant les personnages du Livre de la Jungle de Walt Disney. Aujourd’hui est un grand jour ! Pour la première fois, je peins sur les murs ! J’ai choisi la salle de bains des petits pour faire mes premières armes. On ne sait jamais, je pourrais tout rater…
Si quelqu’un me voyait ! Lunettes sur le nez, pantoufles aux pieds et robe de chambre rose protégée par un tablier, en équilibre précaire, un pied sur la baignoire, l’autre sur l’échelle…
Le premier personnage est super simple, mais me sert à dépasser l’angoisse de la paroi toute blanche. Au fur et à mesure que je vais de l’avant, je me sens plus audacieuse, l’ambition me gagne. Il me faudra bien plus d’une journée pour compléter le projet, mais qu’est-ce que cela me plaît déjà !
Je me sens heureuse ! Pour la première fois depuis bien longtemps, j’ai la sensation d’être à ma juste place ! […]

Et oui ! C’était génial, toutes ces heures pendant lesquelles je ne pensais à rien ! Cette tristesse omniprésente qui d’habitude me submergeait sans trêve disparaissait pendant que je dessinais mon motif, taillais le pochoir, mélangeais les pigments et les appliquais sur le carton. A la poubelle l’antidépresseur ! Et voilà la réponse à une des questions les plus souvent posées à un artiste : »Qu’est-ce qui vous a amené à la peinture? »

« Quels sont les maîtres qui vous ont influencés ?  » en est une autre. C’est long une carrière d’artiste, jusqu’au dernier jour de sa vie pour la plupart. Si en plus on pratique la rupture de genre dont Picasso en est un exemple éblouissant (voir ma parution sur Facebook ici ), ça promet une belle diversité de réponses ! Bref! Tout ce préambule parce que, pour répondre à cette curiosité, j’ai envie de vous faire partager régulièrement les coups de cœur qui ont jalonné mon petit parcours personnel. Cet article inaugure en quelque sorte une nouvelle série de confidences: Inspiration.

Le pochoir n’avait qu’un but : m’amener à rencontrer mon grand maître à moi.  Voici le récit de ce coup de foudre :

©Annick Augier 230x110cm huile et acrylique

1995- Le travail de l’élève Annick 2,10 x 1,10m

[…] Les cours de faux marbre succédèrent au pochoir et je dénichai d’autres livres. L’un d’eux me laissa bouche bée devant ses fantastiques illustrations. Un véritable coup de foudre ! L’auteur, Yannick Guégan, semblait être un talentueux peintre décorateur français, puisqu’il avait été sacré Meilleur Ouvrier de France. Coup de chance, il donnait des cours ! Dans l’espoir qu’il propose des stages d’été de brève durée, je lui téléphonai, le cœur battant.
Notre conversation me transporta tellement que je décidai d’aller le voir en avril 1994 en Bretagne, à Quimiac, petit village sur la mer, bondé l’été et quasi vide l’hiver. Mon

Le travail du maître Y. Guégan

Le travail du maître Y. Guégan en cours (drapé non fini)

mari m’y accompagna. La matinée passée à discuter avec le maître et quelques élèves présents fila comme le vent et quand nous sortîmes de l’atelier, Philippe se tourna vers moi et me dit : « C’est exactement ce qu’il te faut ». J’étais d’accord.
La décision fut prise en un instant. Pas de stage d’été qui de toute manière n’existait pas. En revanche, une inscription à la prochaine formation professionnelle de peintre décorateur en trompe-l’œil, de janvier à juin 1995 : six mois d’immersion totale pour apprendre un métier dont je ne savais rien. En somme, du pur délire. […]

Fin du premier épisode : les coulisses d’une vocation sur le tard. J’avais quand même 36 ans ! Une grande aventure  venait de commencer, celle de peintre en décor et trompe l’œil, métier que je pratiquai à Rome pendant 18 ans.

Les citations sont tirées de mon livre Guérie par mon second cancer – De peintre en trompe l’œil à peintre de l’âme.

Prochainement : Raphaël ( à Rome, comment passer à côté! ), Alma Tadema, etc.