Du souffle de Dieu au souffle de vie

Une histoire de tableau  ou comment une peinture préfigure l’écroulement de deux piliers affectifs.

Le souffle de Dieu - ©  Annick Augier - 93 x 153 cm -Huile, acrylique et métallisation sur toile - 3900 €  

Le souffle de Dieu – ©  Annick Augier – 93 x 153 cm -Huile, acrylique et métallisation sur toile – 3900 €

Quelquefois on sent bien qu’il y aurait des décisions à prendre, mais… c’est compliqué et le courage nous manque. Sauf que faire l’autruche n’a jamais rien résolu, bien au contraire.

Bien souvent la situation se détériore, on manque d’air et on passe à côté d’opportunités parce que l’on n’a pas su ouvrir la fenêtre. Ou alors, la vie se charge de nous ouvrir les yeux… brutalement.

Je ne voulais rien voir et je m’accrochais à ce qui n’existait déjà plus ? Paf ! J’ai pris la réalité en pleine figure et Dieu que ça fait mal.

« […] Début juin 2007, je mis le coup de pinceau final à une grande toile. Le souffle de Dieu est un tableau que je ne risque pas d’oublier pour deux raisons.
La première est qu’on ne dessine pas tous les jours sa vision de Dieu ! Alors que j’esquissais ce qui allait devenir son visage sur fond d’or, j’avais vécu une expérience mystique impressionnante. Les deux élèves arrivés peu de temps après s’étaient exclamés, à peine franchi le seuil de l’atelier : « Dis donc, qu’est-ce qui s’est passé ici ? On sent une énergie incroyable ! » Preuve que je n’avais pas rêvé. Ouf !
Quant à la seconde… Deux colonnes égyptiennes délimitaient l’espace au premier plan et une force incompréhensible m’avait poussée à les dessiner légèrement vacillantes, préfigurant une chute probable. C’était une nécessité, mais je ne comprenais pas pourquoi.
J’obtins la réponse mi-juin.[…]
.[…] Ma vie professionnelle se confirmait particulièrement excitante, fourmillant d’enseignements inédits et de nouvelles créations. Toute cette ébullition  constituait un alibi parfait pour faire l’autruche et me cacher la tête dans le sable. Dans mon entourage immédiat, deux situations pourrissaient en silence et je prenais bien soin de ne pas les voir..[…]
.[…] Marion quittait la maison, Salvo disparaissait de ma vie. Deux piliers sur lesquels mon univers reposait venaient de s’écrouler. »
Durs moments, je vous le garantis ! Pourtant le tableau me montrait la voie et me murmurait:
« Sous le souffle de Dieu, la créativité se transforme en voyage vers la sérénité. »
Alors je me suis relevée, j’ai repris mes pinceaux et j’ai continué ma route vers de nouveaux horizons avec une énergie renouvelée.